samedi 22 avril 2017

"Comme un arbre dans la ville, j'ai des chansons sous mes feuilles".


Poème pour Long John Silver


J'ai décidé de publier ce long poème où j'ai caché des titres de chansons, des vers, des allusions littéraires, des auteurs, des titres d'album... Toute cette merveilleuse langue qui m'a été transmise.
En guise de merci à tous ceux qui sont venus à cette fête et à celle que j'aurais tant aimé y voir...
Il n'y a rien à gagner mais "comme un arbre dans la ville, j'ai des chansons sous mes feuilles". Partageons les.


Des p'tits à nous Monsieur le Maire bien à nous on n'en a pas ni n'en aurons.
J'en voudrais pas
même si c'était possible cette année là où de toi à moi t'as pris ma main ouvert tes bras goûté le jus
amer de l'orange bleue de tristesse.
J'suis ben trop vieille et pis tu vois j'veux pas qu'un jour une petite voix chante à mon cœur de mère
brisée :
« Mamy where's dady » comme le chante celui qui « love the death » et qui school over c'est l'hiver
game out c'est le contraire.




Tu vois ce soir je pleure.
Pas ces enfants qu'on n'aura pas.
T'as pris les miens dans ton grand cœur de musicien de grand bonhomme qui m'aime pour moi, moi
la petite cylindrée toute cabossée.
Ya K.
Bosser pour oublier ou bien aller à l'Opéra.
Attendre.
T'as pris le temps jour après jour de tout entendre de tout comprendre d'savoir attendre que la petite
voix qui love the death et qui un jour ou l'autre nous tire un coup dans le dos ou même pire.
T'as su attendre qu'elle trouve le son qu'elle monte le long de la colonne.




Un demi siècle de musique
Ce n'est pas rien et
Des petits tu vois y'en aura plein
Parce que cette fois c'est pas chez moi qu'on fêtera
Entre deux plats l'anniversaire
Ou c'est le contraire
J'sais plus très bien
Du magicien, de l'historien, du musicien
Qui mine de rien mine de charbon
Sans pied dans l'plat
Par ci par là
Plaque ses doigts
Sur la guitare
Tandis que chante la belle voix d ' O r @ nge Amer.




Enfants de la pop
Enfants du rock de la prog et même du ska
Seront bien là
Le 4 du mois 7 d'cette année là.
On débranch'ra tous nos écrans on sortira tous nos enfants on caress'ra tous nos poilus on dorlotera
tous nos barbus on s'dépoil'ra tous on s'ra tout nus.
Rien dans les poches tout dans la voix tout dans les watts à la papa.
On visit'ra les pyramides psychédéliques
Les antichambres du métal
Les dinosaures du blues d'antan
Les fous chantant outre atlantique
Outre manche cette foisPas de faux pas pas de connerie géographique.
Un bras de mer sur un tunnel
À moins qu'ce n'soit l'inverse
Allez savoir allez savoir.
On a l'pinard z'ont la musique
7 ans d'histoire entre deux disques
Entre deux teintes entre deux plages entre deux nootes.




Le silence.
Si court parfois qu'on n'entend pas
Quand tout se tait la petite note qui respire au fond de soi.
Enfin j'veux dire let it be of course
Respire respire respire.
Il faut que tu respires à pleins poumons tant qu'il est temps et que cahin-caha respire le monde du
fond de toi.
Laisse le son des mégatonnes.
Sors de ton œuf.
Brise la coquille des merveilles.
Vois tout ce jaune c'est le soleil
Tant pis s'il pleut de temps en temps.
C'est bon aussi le chant de la pluie.
Toutes ces gouttes qui tombent qui frappent
Dans l'eau des flaques saute à 2 pieds et que respire le monde au fond de toi.
Respire le monde du fond de toi
Chante le monde en toi en moi
Car le 4 du mois 7 d'cette année là nous serons là.
Rien dans les poches tout dans la voix
Pour raconter un petit morceau
D'histoire de la musique
Celle d'antan ça va de soi



Antan c'est pas si loin
Juste une enjambée
Un pas de côté
Entre les côtes le grand écart
Au delà des mers et des montagnes des lacs et de leurs mystères
Au dessus des verts
d’Irlande des bleus de Prusse des roses anglais
Elle vient de là elle vient du temps
Elle vient du fond du temps.
Non, pas ce temps-là colonisé
Par la noblesse mélomane
Qui la conserve jalousement
Dans ses églises ses musées
Et qu'on écrit en noir sur blanches
Qu'on écoute religieusement
Qu'on décortique qu'on asticote et qu'on critique
Le cul vissé sans rien bouger








Je te parle de celle qui a vu le jour
Dans les ghettos pas d'pot
Peaux chocolat noir ou blanc la belle affaire
Z'étaient tous frères dans la misère en ce temps là
Z'étaient tous frères à la guerre en ce temps làZ 'étaient tous blancs leurs os
Ça j'en suis sûre.
Même le grand Georges aurait chanté
La jungle music le son du diable
S'il n'eût été si
Moyenâgeux.
Toi qui connais
Toutes ses chansons et même pire
Les réécrit, c'est ce qui se dit
Je compte sur toi pour être là
Le 4 du mois 7 d'cette année là.


 



Au grand hôtel d'mon p'tit village
Pas de froufrous pas de chichis
Pas de soubrettes ni d'priapiques
Juste quelques chambres pour accueillir
Les ménestrels chers à mon cœur.
Tu passeras pas sur l'Pont des Arts
Ni même celui de la République
Le pont d'ici n'a pas de nom.
La Marne passe en dessous.
On dit qu'il fut détruit
Puis reconstruit
Après la guerre.
La dernière à ce qu'il paraît.
La guerre ici ça nous connaît
C'est même un brin...
Touristique.






Y'a des cimetières bien rangés
Pleins d'ossements tous blancs
Y'a des obus dessous la terre et même
De temps en temps des osselets
Que le temps exhume.
Y'a des enfants du monde entier
Qui prennent ce pont vont visiter
Le caveau de la parentèle
La fosse commune.
Toi tu s'ras là le 4 du mois 7 d'cette année là
T'auras ta gratte ne l'oublie pas
Ici pas de gaucher pour te prêter
La seule arme qui ait droit de cité
Dans ma maison.
Les vieux de la vieille seront là
Parfois bien las même si sacrés veinards
Jouissent enfin de la retraite
Et c'est tant mieux l'ont méritée.
Z'ont bien bossé quoi qu'on en dise.
C'est grâce à eux que je suis là
En train de chanter la belle langue
La belle langue que voilà.
Sans une note à mon blason
J'ai plus d'une clé dans mon plastron.


 


C'est grâce à eux c'est grâce à elles
Elles dont la langue chère à mon cœur
Enchante et chante les merveilles
D'un mot saisi entre deux pages
Du dictionnaire.
D'un mot roulé comme une papesse
Qu'attire la rime on attend que ça
Une rime bien riche qui chatouille
Et qui grattouille entre les reins.
Les vieux d'la vieille je les aime bien
Z'ont fait leur part z'ont pas failli.
Enfants de la guerre ce n'est pas ce qu'on croit
C'est plein de colère pire, plein de secrets.
C'est orphelin ou bien putain
Quand ce n'est pas mort depuis longtemps.
Et bien plus encore il y a tous ces vivants
Fleur au fusil tondeuse au poing qui final'ment
Aiment ça la guerre.
Aiment quand ça flippe quand ça s'étripe quand ça s'dispute.


 

Je n'vous dis qu'ça y'a des gamins.
Pour eux la guerre c'est la télé les jeux et tout le tintouin le badaboum les gentils c'est nous les
méchants ailleurs avec une autre couleur comme cette année là C'était hier quand Dylan chantait
encore « the times they are a changing ».
N'entends-tu pas le chant
De la Terre Mère
Qui sourd en toi
Qui fond en moi
Si près du sol.
Y'a qu'un fa# ou un bémol
Alors un sol
Et ça rigole dans les rangs
De ceux qui écrivent la musique
Avec leurs blagues papillotes de vieux d'la vieille
D'anciens qui disent la musique avec des grilles avec des gants
Avec des chants longs comme l'ennui
Des poésies pleines de colère ivres d'espoir
Pour que le monde change avec les gars avec les filles
Qui changent le monde sans y
toucher et ça ne se voit pas.

 
Le monde change
Le monde danse
Le monde chante
Le monde panse
Puisque le monde c'est toi,
C'est moi.
C'est toi le toit du monde et
Sur le toit du monde il y a toi il y a moi et
Il y a l'e d' O r @ nge Amer.
Comprend qui peut comprend qui veut.
Pendant ce temps les enfants sur leurs écrans jouent à la guerre jouent à la vie.
Ne veux pas la faire la guerreDes nerfs moi j'en ai pas
Le goût tu vois mon truc à moi
C'est quand ça bat-
-terie de cuisine.
Toutes mes timbales, toutes mes verrines,
Tout ça rutile, tout ça s'empile
Tout ça s'enfile parfaitement.



Tout ça s'empiffre de pop-corn en attendant l'début du film en noir et blanc.
« c'est quoi ce truc là, ça a comme un goût de pomme ,
- y'en a ! »
« qui va là ? »
« Il fait tout noir, mais toi t'es là, tout près de moi, t'es ma maman et les méchants sont à l'écran,
c'est trop d'la balle ! »
C'était la pile qui tintait dans la cuisine
Où chaque fois que c'est la fête
Qu'on soit chez soi
Chez toi chez moi
On est toujours comme chez soi
Pour peu qu'on chante les mêmes temps
De temps en temps.
Tu vois c'est ça l'amour.
Un cœur qui bat
Pour toi qui bat
Pour moi qui bat
Ma sœur.
Qui bat
Ma mère
Et c'est comme ça
Que ça respire entre les temps.
Dans la cuisine faut que ça brille que ça scintille de papillotes que ça parfume à la vanille au
chocolat à la crème de marrons.
Et les enfants entre deux jeux entre deux mondes viennent lécher le fond des plats.
Les méchants sont à l'écran, c'est trop d'la balle ce jeu-là pour refaire le monde 4 fois par mois, la
guerre c'est loin, veulent pas y aller.





C'est terrible.
Aujourd'hui ne marchent pas au pas cadencé « p'tit vient voir passer le défilé !
- c'est quoi un défilé ? »
Quelle belle affaire
Pour nous les filles
Pour nous les gars
Qu'ont pas toujours les yeux en face des trous.
La belle à faire puisque tu vois
C'était la lune qui dansait
C'était la lune qui chantait
C'était la lune qui scandait
C'était la lune qui brillait.
Et c'est tant mieux
Pour nous si ça défile
Entre deux monts sous le soleil la pluie le vent et les neiges éternelles.
Sous le soleil exactement défie le ventLa peur la rage et la misère la guerre.
Les vieilles rengaines ça les gave et c'est tant mieux si, bémol
Ou pas nos enfants ne
Défilent pas se défilent.
Travailler c'est trop dur et voler c'est pas beau
D'mander la charité on sait faire
Dame Misère a encore de beaux jours sans fin sur cette Terre.
D’ailleurs les mômes on les voit plus sont tous greffés
À une tablette à un écran.
Tactile, ça va de soi.
Pour eux la guerre...
La guerre c'est loin et c'est tant mieux.

 


Et là j'entends les vieux d'la vieille qui nous parlent du bon vieux temps
De l'eau à la rivière à la fontaine au puits ma mère
Quand ma grand-mère se lavait à la bassine
Et qu'elle gardait l'eau pour les suivants
C'est dégueulasse c'est du Zola.
Elle lavait le linge 4 fois par an
À la rivière ou au lavoir
Faisait l'amour sans le vouloir
Sans le pouvoir,
À peine femme déjà si mère
À peine mère déjà trop vieille.
À peine pubère déjà casée
Déjà cassée par l'prince charmant
Avec ou sans tous ces amants
Qu'elle se contait pour pas pleurer.
Qui sait combien elle en conta
Qui sait combien elle en cacha
La petite fille du Val d'la Joie
Que son grand papa pas si con que ça
Grima en petit gars et qu'elle s'en aille.
« - eh, m'dam, c'est quoi un lavoir ? »
- mais si y'en a là-bas derrière !
Car il y a des pères qui savent
Mieux que quiconque qu'eux les gros bras
Qui pensent qu'à bomber le torse,
Et c'est l'entorse à tous les coups...




- Quoi quelle conque ?
- Celle-là tu vois, là juste derrière, hahaha !
- Mais t'en mêles pas ! Retourne à tes prêches, mets le bats...
- Non, melba, c'est le dessert pour le papa pas si con qu'ça !
« Cloue bien le bec » qu'on leur disait aux petites filles dans ces temps-là
Ben quoi ça vous fait rire, (v'la que je me mets à parler comme eux).
- On comprend pas pourquoi son papa n'était pas si con qu'on le croit.
- En général c'est le contraire qui t'étonne et ça détonne.
(Putain j'suis pas couchée !)
Et là j'entends les vieux de la vieille repris en chœur par leurs enfants
Qu’achètent qui achètent à leurs enfants à leurs petits
La panoplie du futur geek le crack du siècle la pire des dopes
Se demander mais un peu tard si c'était pas mieux sansTrop tard !
Sont tous greffés à leurs écrans qu'ils disent les vieux vernis.
Pas tous greffés
Pas tous drogués
Pas tous sonnés
L'est encore temps
Chacun sa guerre déjà j'entends
Le chant de la Terre qui se réveille.
Les vieux de la vieille n'ont pas failli
Car ça détonne un papa pas fier à guerre
Qui veut pas jouer à la poupée
Ça l'gonfle tous ces trucs-là.




Un papa pas si con qu'ça sait qu'ses enfants
Sont pas toujours de ses gènes mais ça l'gêne pas
Non, ça ne le gêne pas.
Et c'est pour ça que
La petite fille du Val de la Joie
Chante dans les batailles.
Et c'est pour ça qu'on chantera le 4 du mois 7 d'cette année là
La petite fille du Val d'la Joie.
La petite fille du Val d'la Joie
Qui aime les filles
Aime les gars aime les trilles
De la basse-cour de Bécassine.
Dans sa cuisine
À l'opéra
Partout sa voix
Résonne
Raisonne et chante le monde
Qui change mais ça s'voit pas.
Ça n'se voit pas quand Mère fredonne.
Ça n'se voit pas quand mère fredonne dans sa cuisine
Seule sous la douche les airs de
Terre.

 

Les 4 vents qui lui racontent
D'où vient le sang
D'où vient la mort
D'où vient le froid
Où va l'amour quand il s'en va
Comme s'en vont nos bons p'tits gars.
Quand il s'en va
C'est qu'il est las.
L'amour c'est ça tu vois c'est la voie
C'est la voix de l'amour qui sourd en moi.
C'est la voix de l'amour que je sens
Chanter
Qui chante en moi comment
On a july morning, I was looking for love.
La petite fille du Val d'la Joie
Aime les trilles.
De la basse-cour de Bécassine dans sa cuisine à l'opéra
Partout sa voix résonne
Raisonne et chante le monde qui change.





Mais ça s'voit pas que la petite fille du Val de
Joie trace
Un cercle de mains qui se touchent.
De touche en touche à tout
Tout autour de la Terre notre Mère
Notre Nature
Notre Univers tout entier gravé sur un cercle
Et qui tourne et qui vire-volte
Qui rit face à l'amer
Les pieds devant.
C'est ça la vie c'est ça l'envie
C'est ça l'amour ça rentre dedans
Et la rigole entre les dents c'est l'étincelle que
Depuis ce jour de grande lessive
Au front je porte.
"And in the end, the love you take is equal to the love you make"
Et là j'entends les vieux de la vieille repris en chœur
Par leurs enfants
Qui achètent.
Achètent leurs enfants et leurs petits.
Pour tous la panoplie du plus pur geek le crack du siècle la pire des dopes (la religion trop bon)
Se demander mais un peu tard si c'était pas
Mieux sans.
Il n'est jamais trop tard.

 


Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir
Et sans espoir je ne suis rien.
C'est mon amie la rose qui l'a dit ce matin.
Sont tous greffés à leurs écrans
Pas tous drogués pas tous sonnés
L'est encore temps
De leur apprendre nos chansons faire l'échanson.
Que les chansons qu'ils nous écrivent on les dise
On les écoute attentiv'ment car il y a
Des perles de sagesse et des graines d'amour
Dans leurs chansons qui font boum
boum boum badaboum.
Chacun sa guerre déjà j'entends le chant d'la Terre
Qui se réveille.
Les vieux d'la veille n'ont pas failli.
Sont juste un peu ramollis.
Zont pas l'cerveau qui va avec toutes ces machines.

 


Je le sais j'en suis c'est grâce à eux
Que j'ai appris la belle langue que voici.
Son orthographe et ses jointures ses chausse-trappes
Et son allure les randonnées et
les accents le point virgule
Qui nous surprend je respire comment là ?
Sont juste un peu déconfits et il y a de quoi
C'est vrai quoi à 14 ans maintenant tu suces
Pour un portable dessous la tablette tu passesEt ce n'est pas moi qui le dis c'est dans un film.
Le Petit Chaperon Rouge se bouge enfin
Du rouge à lèvres multicolore des ongles en kit
Du silicone
Grand-mère partie autour du monde
Levait la patte à l'opéra dansait à poil
Pour les gagas planquait la fraîche sous son mat'las
A pris la braise et l'a gardée pour elle toute seule
Et patatras !



Grand-mère partie autour du monde levait la patte...
Grand-mère s'éclate autour du monde
Un gigolo dans chaque portable
Grand-mère s'escrime à r'faire le monde
C'est rigolo comme les chansons disent le monde.
Voilà que sonne le téléphone j'étais si bien
Là.
Grand-mère s'éteint j'ai du chagrin.
La vieille dame savait le monde
Lavait le linge à la fontaine ou au lavoir
À la machine à la rivière retourne l'eau
La belle affaire où va le linge quand il se rince
Ça m'fait de la peine mais il faut que je m'en aille.
Car sonne le téléphone c'est qui à cette heure-ci
Un numéro privé qui vend portes et fenêtres
Un pauvre type contraint d'app'ler la ménagère
Pour lui fourguer la panoplie de la bourgeoise
Renouvelable pianote d'une main composte de l'autre
Trie ses déchets s'informe en live s'endort ravie
Se grime en bio suit le mouv'ment sans y penser
Écrit « je suis » en blanc sur noir quand patatras.




Grand-mère s'éclate sur sa tablette c'est rigolo.
Comme c'est facile toute cette techno toutes les infos.
En temps réel sonne le glas pour filles et gars.
C'est rigolo tous ces dessins tous ces desseins
Toutes ces histoires qui nous reviennent
en mémoire.
D'un simple clic d'un simple geste la grande geste
Universelle époustouflante.
C'est épatant
Comme les chansons donnent le ton donnent le la
Comme l'opinion publique privée la belle affaire
Donne le la donne le ton la belle affaire
Puisque demain plus qu'hier ou c'est le contraire
Je ne sais plus ça fait des trous dans la mémoire
Du temps qui passe entre deux disques entre deux guerres
Entre deux livres entre deux modes entre deux mondes.
Je n'vous dit qu'ça y'a des gamins
Sauront trouver dans tout ce fatras.
Leurs petites mains sur le clavier glissent sur l'écran
Savent plus rien faire de leurs 10 doigts c'est embêtant.





Plus de Mère Grand qui tend les fils entre l'hi-erEt le jourd'hui plus de chansons à fredonner.
Je suis partie la retrouver toute alitée
Grise branchée déjà dans les trous d'son nez
Arrive l'oxygène et ça la gêne je vois
Comment respire grand-mère quand elle s'en va.
Grand-mère s'envole autour du monde.
A pris la braise et l'a laissée se refroidir.
Souffle ma belle sur l'étincelle qui brille là
Pour elle toute seule chante chante comme chanta
La fille du Val de la Joie du Val d'Ajoie.
Aime les trilles de la basse-cour à l'opéra.
Partout la voix chante le monde qui chante en moi
Laissant la trace de cercles qui se touchent à tout
De proche en proche tout autour de notre Terre
Ronde planète la belle bleue si pleine d'eaux
Qui rit face à l'amer
Les pieds devant.
C'est ça la vie c'est ça l'envie.
C'est ça l'amour ça rentre dedans
Et la rigole entre les dents c'est l'étincelle que
Depuis ce jour de grande lessive
Au front je porte.





Patatras cette année là
Y'a plus de grand
Mère plus de repère
Qui suis-je ?
Ne trouve pas dans tout ce fatras
La petite voix qui chante dans les batailles
Alors je peins croque et dessine passe la couleur
Et te destine et vous destine un opéra
De 4 sous pas plus sens dessus sens dessous
Je passe la couleur
Je passe la douleur entre les pages d'un album
À colorier à inventer pour nos petits et grands
Ça m'déconfit j'en suis amère
J'ai les organes en marmelade
J'leur raconte quoi moi demain ?





Demain cette année là c'était le 8 du mois premier
Bien plus qu'hier déjà je m'en souviens
Comme si c'était hier non plus qu'hier
Et moins que demain.
Nous étions tous sonnés pauvres pommes
Pauvres âmes à la cuiller à la prière
À ramasser rien.
Rien, rien de rien.
Même pas des branches où s’accrocher
L'Argentine encore et toujours secouée
De larmes et qui trépasse par les armes.
C'était l'bordel je vous dis pas
Comme on était tous au plus bas.
Alors voilà que le Monde se dit
En se grattant juste là non pas là là
Où ça pique où sa griffe
Où sa papatte inimitable
Donne le la...
C'est sûr le monde c'est sérieux
On déconne pas avec le monde
Surtout quand il ne tourne pas rond
Quand il travaille du chapeau
Et qu'il nous pond en fin de mois
Le 31 du mois premier d'cette année là
Un supplément comme on n'en voit
Si je ne me trompe pas
Qu'en cas d'urgence d'avarie grave
Et même pire c'est pas peu dire.





Et si je me trompe on me dira
Que cette année là c'était la fête
Sur la planète pour toutes les têtes
Vides les cœurs secs les bistouquettes
Et les minettes coincées fripées fanées tirées
Par les cheveux rasés ou pas
De ceux qui suivent de ceux qui sont
Suis-je ou ne suis-je pas ?
That is the question
Let it be, live and let die
And in the end, the love you take
Is equal to the love you make
Voilà la solution
Les Four Fab ressortons.
Tout le monde fredonne leurs chansons
Sans même savoir ça fout l'cafard
Que les ritournelles des 4 petits gars
C'est les plus belles de toute l'Histoire
De la musique outre Atlantique
Enfin je m'entends dire une connerie
Géographique.
Mais c'est pas grave je respire
Enfin.





J'ai la chance de vivre.
Avec un drôle de mec
Qui de Shakespeare comprend l'idiome
Et c'est pas grâce à ses cours d'anglais.
Si j'vous disais qu'un jour ses cours il les sécha
Embarqué par un jeune homme
Qui sans rien dire le plongea
Dans l'univers en rouge et bleu
De 4 p'tits gars de bonne famille
Costards cravates et franges épaisses sur les yeux
Quatre petits gars dont les chansons
À mots couverts chantent une pieuvre
En son jardin des champs de fraises
Un sous-marin
Jaune cela va de soi.
7 ans de musique entre deux disques tout est dit.And in the end, the love you take
Is equal to the love you make.
On les fêt'ra aussi le 4 de ce mois 7 cette année là
Suis-je ou ne suis-je pas ?
That is the question. Live and let die


 


Respire le monde au fond de moi
Pas de faux pas
Faut pas chanter le monde
Que chante le monde
Au fond de moi
Au fond de toi
Chante le temps des mots bleus
Des heures grises des amours mortes
Des épousailles en rouge et noir pour que flamboie
Le ciel du soir en attendant le mois joli
Le joli mois de mai y'a pas de mais !
Les vieux d'la vieille qu'il se reposent
Qu'ils prennent enfin le temps
Qu'ils nous racontent non pas la guerre la faim
Mais leurs amours leurs rêves d'enfants.
Qu'ils nous chantonnent leurs poésies
Leurs peurs leurs joies et leurs bêtises
Quand leurs cheveux étaient trop longs
Quand les chansons étaient si longues
Qu'elles racontaient toute l'histoire
Sans rien en dire ça tue l'désir.
Quand ils dansaient et qu'les balloches
Plantaient la tente au coin du bois
Plantaient l'attente au bout des doigts.





Le temps des cerises est bien court
Ça veut rien dire pour un marmot
Qu'a jamais vu aux branches nues
Ces fleurs de neige ces gouttes de sang.
Mets des cerises à tes oreilles et
Viens ma belle ma douce vieille
Vient-en rentre tes griffes pose tes dents
T'as plus ta voix et c'est tant mieux
Car c'est au son d'la mine de plomb
Que je dessine et que j'écris ;
J'ai mille feuilles
Mille chansons dessous mes feuilles
Et c'est pourquoi
Gémit le verre plein de rouge.





J'ai mis les petits plats dans les grands.
J'ai fait le nègre toutes les nuits
Depuis que le ver est dans le fruit
De nos amours mon bon génie.
C'est ça le monde ma douce ma mie cette année là
Une feuille de chou qui
s'décompose entre deux drames
Tissés d'horreur ça suffit pas.Faut que ça palpite une feuille de chou
Faut que ça vive faut que ça gronde
Faut que ça craque sous la dent et c'est pour ça
Que cette année-là
C'est au jardin qu'on chassera le vague à l'âme qui serre le cœur
Le vague à l'âme qui sert le chœur.
Comprend qui peut, comprend qui veut.
Moi j'comprends rien dit l'échanson.
J'ai des chansons
Dessous mes feuilles
Une flûte à bec
C'est du pipeau toutes ses salades qu'on nous vend
Entre la poire et le fromage
Y'a pas la place même pour du vent


 



Même pour le vent le vent fripon
Te souviens-tu ma douce ma mie c'était je crois
Le 7 du mois premier
Qui comme un roi donne le la et que ça saute.
J'en vois qui rient parmi nos vaches
Et nos cochons.
Alors je chante tout près du sol
Dans mon jardin aux herbes folles
Je farandole
C'est là ma chance
V'la que je tombe cette année là.
Pile celle qui tombe
Sur moi tombe sur toi comme tombe
La neige sur tous les toits
Du monde entier ou presque.
Je ne sais plus je ne sais pas
Pourquoi soudain.
La terre penche
La terre tangue
La terre vente
La terre s'en va
À vau-l'eau.




 



Ça m'fout les foies
Et c'est pour ça
Qu'aimant la terre
Plusse que toits
Autant que toi
L'aimante en terre
Patatras !
L' M en terre tombe.
Pas de faux pas
Faut pas chanter le monde
Faut qu'eux chantent le monde
Faut que le monde chante en toi.
Voilà que le Monde
Une fois encore nous les ressort
Les 4 petits gars qu'ont fait tournerLa tête le cul et même pire
À des gamines c'est retors
Pensent les culs trop bien vissés
En regardant tout ce délire.
Voilà qu'enfin danse le monde.
Pas de faux pas.
Faut pas faut pas
Entend ça tonne
Gare toi bien des mégatonnes.
Sois toi sois mien
Faut que ce soit
Le monde qui danse en toi danse en moi
Faut que ce soit
Le monde qui danse en moi danse en toi.
Et toi qui danse
Comme tout le monde
Tu as pris ta boîte à outils
À refaire le monde.
Mais quelle cadence.



 


C'est infernal.
Cet appétit
Qui nous torture
Quand tout à coup l'on croit
Qu'il faut une blonde
Une brune une rousse
Même si, bémol ou pas,
Ça fout la frousse
De voir le temps des hivers froids
Filer
Le bon vieux temps
Où l'on croyait fleur au fusil
Où l'on croyait flower power
Changer le monde.
Va.
Prends un petit somme.
Rentre chez toi ou bien at home.
Atone.
Atome.
Hâte homme.
Faut pas que ça déconne
Une fois
De trop.

 





Faut pas changer le monde ni
Le chanter ni le danser.
C'est pas la peine puisque le monde c'est toi c'est moi
C'est pas la peine
Puisque le monde
C'est toi c'est moi.
C'est tes petits
Ou bien les miens
La belle affaire
Puisque demainDe mains en mains
Viendra le temps
De l'encre bleue
Masque de plume
Plume de geai
Lance son cri
C'est là ma chance.



 



V'la que je tombe cette année là.
Sur un bon gars pas mirifique pour un sou
Pas maléfique ça s'oublie pas
Et hosanna mêm' pas jaloux
Fait pas grand-chose de ses dix doigts
Et ça se voit et ça se voit
Qu'il garde ses mains
En bon état pour ses guitares
Et ses vinyles
Y'en a tell'ment qu'un jour
D'effroi de grande galère
De grosse colère pieds
Dans la boue tête dans
Un sac j'ai coupé l'son
D'la petite voix qui toujours
Chante à mon oreille
Qu'aimer un type pas mirifique
Tout en lenteur tout en humeurs
D'ours grognon de grand doodoo
C'est magnifique
C'est tout un art
Qu'on n'apprend pas
Ou bien trop tard
Trop tard



 



J'ai dit un truc qui fallait pas
Une conn'rie pataphysique
Une conn'rie mégaphysique
Un coup d'tonnerre un tsunami
J'ai bien failli prendre une
Tarte c'est mon amie qui
Me l'a dit.
Ça fait tomber mon écritoire
Ça nique mes plans pendant 7 ans
Moi j'voulais pas venir ici
Y'a trop d'odeurs y'a trop d'poisons
Y'a trop d'avions qui volent trop bas
J'voudrais m'ach'ter
Une DCA au s'cours
Help
J'me r'connais pas
Y'a trop de sons
Ça m'colle au bide
Ça m'bloque la nuque
Ça m'pique la niaque
Ça m'pique le Q
Ça m'broie du noir
Dans les esgourdes
Ça m'broie du noir
Dans les esgourdes
Tous ces vernis qui pour un oui
Un nom quelques dollars
Deux trois pétards un flingue
Une blonde ou un rancard
Prennent l'avion pour Zanzibar
Tous ces tocards qui rentrent tard trop tard j'ai dit
Trop tard il est trop tard



 


Passe passe le temps
Il n'y en a plus pour très longtemps
Pendant que je dormais
Pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné
« y'a plus d'papier !
- Merde, t'as pas fait les courses ?
Demain les filles toute la clique des vieilles copines
rapplique tu t'en souviens au moins ?
- Ben non j'ai oublié. »
C'est même pas vrai qu'on n'oublie rien qu'on s'habitue c'est tout.
Tous ces avions tous ces zozos ça me rend dingue
J'voudrais danser debout
Sur un zinc et j'reste là accoudée au comptoir
En attendant qu'une petite voix
Me tire la manche me saute au cou
Me dise flûtée dans l'brouhaha
Mine de rien mine de crayon
« Dessine-moi un opéra ! »
«Un opéra ?
Et pourquoi pas une symphonie
En ut majeur diminué ou augmenté je me demande si parfois ces musiciens
De jazz ne se tireraient pas un peu trop sur la nouille...


 



- Écoute lenfant
T'es pas marrant qui t'a fourré
Le doigt dans l’œil sur mon CV ? »
Moi la musique j'sais pas la lire j'sais pas l'écrire et pis
Tu vois là j'ai pas l'temps
Je rentre chez moi j'suis fatiguée
J'ai peint sans fin bu l'aquarelle
Dans pas longtemps j'piss'rai tout bleu.
Enfin vert...
- Pourquoi pas bleu ?
- Parce que bleu + jaune = vert ou
Vert – jaune = bleu...
- Mais ça dépend les goûts et les couleurs c'est comme les zoos ça se discute pas tiens il est pas beau
mon mouton avec toute sa laine sur son dos ?
- Je veux un no paiera !
- Ah, un no paiera !Dans ce cas là j'ai peut-être ce qu'il te faut
Viens à la maison, lalalala la la là. »


 




Alors l'enfant de toutes ses dents blanches comme froid a souri.
Petit à petit, touche après touche il a grimpé le long de mon ventre il a passé le col du cœur brisé par
tant d'effroi.
Il était si petit qu'on aurait dit poussière sur un rayon de lune.
Et si parfois plus de 3 fois j'éternue
C'est qu'il est là
Veillant pour moi sur le trésor
Qui gisait là
Dessous la boue et les gravats.
C'est ça l'amour
C'est un pirate de roman
Nommé Long John Silver
Sans doute à cause du froid
Dans ses cheveux...



 



Cheveux d'ébène peau de serpent regard de feu tisons de braise à chaque doigt...
Je n'vous dis qu'ça
Y'a des gamins et les gamins
C'est bien connu savent plus rien foutre de leurs dix doigts
C'est bien pour ça qu'cette année là
Le 4 du mois 7 d'cette année là
Même si souvent tu penses comme moi que putain on n'est pas couché !
Tu seras là t'es invité.
C'est bien pour ça qu'cette année là
Le 4 du mois 7 d'cette année là
J'ai préparé pour nous distraire
Des inventaires à la Prévert
Des inventeurs à la Boris
Des avatars au coin du bois
Des billes de clown à la télé
Plus maquillées qu'une gross' cylindrée
Volée ça va de soi !



 



C'est bien pour ça qu'cette année là le 4 du mois 7 d'cette année là
J'ai décidé de tout choisir
La date la nappe les invités
Le dentifrice et les pastilles
Ce qui est bon pour les papilles
Quand respirer entre les plats
Où tout stocker en cas d'éclipse quoi j'ai encore dit une connerie (G)astronomique ?
Les gobelets pour le champagne
Le nom du mec qui fait les bulles
La taille des serviettes en papier
Le nombre des lits de camp
Des cure-dents des éléphants
Roses en fin d'soirée...
C'est que le 4 du mois 7 d'cette année là on fêtera
Filles et garçons garçons et filles
Petits et grands
L'ami le frère le mari le filsOn fêtera aussi la mer la mère la Mère et même l'amer Orange, ça va de soi !
C'est tout un fragile édifice
Un château de cartes à jouer
Dont très bientôt vous recevrez
Une poignée
En guise de sésame à présenter
Le 4 du mois 7 d'cette année là ou renvoyer dans une env'loppe






Car que tu sois là de chair et d'os
Ou bien trop loin faudrait un zinc
Ou trop pressé ou trop fâché
Ou rattrapé par la camarde ma grand-mère, ma tante
Le 4 du mois 7 d'cette année là
tu seras là au fond d'mon cœur
Pas de panique c'est juste un trip
Une randonnée en écritures qui dure c'est dur je sais
Que je m'applique un peu
beaucoup passionnément
Y'aura des rires y'aura des pleurs y'aura des chœurs y'aura
du cœur y'aura des murs plein de dessins sans prétention chacun le sien qui sait ?Tout ça pour ça me
direz-vous
Dis donc frangine t'as pas forcé
Sur la bibine ou les substances
Pharmaceutiques ?
Quoi ? J'ai encore dit une connerie
Pedopsychiatr...HIC ?
Tout ça pour ça.




 


Y'a un problème
Et ça rigole dans les rangs
Quand maîtresse d'école décolle
Du sol et vise bien plus haut
C'est pas facile d'sentir le son
Des mots qui courent sur le papier
Blanc d'importance relié de cuir j'en dis pas plus
Y'a des enfants et c'est à eux
Que je pense que je pense
Quand j'écris quand je noircis
Quand j'en fais trop
Ou bien trop peu peut-être quand au théâtre de la vie
Je m'jette à poil surtout aux pattes
C'est mon chagrin c'est ma douleur de petite fille
Tous ces longs poils putain
Ça fait mal quand on s'arrache
La bande de cire
D'un grand coup sec
Je s'rai jamais nageuse
Je s'rai jamais chanteuse
Je s'rai jamais coiffeuse
Je s'rai jamais glandeuse
Ni secrétaire nonne à tout faire
Bien trop de poils aux pattes aux bras
La minijupe le débardeur c'est pas pour moi
Quant aux sourcils
Heureusement qu'eux
Les 4 p-tits gars de Liverpool
Se laissent
Pousser la frange jusqu'au nez
Inventent la mode pour 3000 ans
Bon ben...
Reste plus qu'maîtresse !



 



Va pour maîtresse
Comme maman comme mère-grand
Qui s'est éteinte il y a peu.
C'était hier non ce matin
La belle affaire puisque demain
Après demain dans quelques jours
On oubliera qu'elle fût aussi
La fille la mère la veuve l'amante la femme
L'orpheline ma Grand qui meurt.
Me laisse à poil avec mes pleurs
De petite fille grandie trop vite
Si vieille déjà et c'est tant mieux.
J'aimerais croire que là bas
Dans l'O de la claire fontaine
Entre les lignes bleues du temps
L'attend son dictionnaire.
J'aimerais croire
J'aimerais savoir
Prier je te promets
Le monde change et c'est tant mieux



 




J'ai pris ma douleur à deux mains
J'ai secoué tout mon chagrin
J'ai tenu ma colère à bout de bras et mes pinceaux
J'ai peint
Oh rage bleu de Prusse
Souviens toi cette couleur
Laque de Garance et
Vert de Lierre.
J'ai peint entre deux trains entre deux vies
À pleine dents à pleine bouche
J'ai peint les mots dont tu chantais
L'essence
Dont tu croisais les sens
Dont tu comptais les points
Au scrabble.
Ma grand t'es loin file le temps
War is over vienne le temps
Des cerises
Des fraises fraîches en crème fouettée
Des jardins suspendus
De l'eau propre au ruisseau.
T'es loin bouge le temps entre rouge et bleu
If we want it war is over
Je t'ai promis c'est ça que je conterai
Vienne le temps de la cerise, de la Griotte
De la Conteuse à l'eau de Vie.
Vienne le temps de la Parole.




 


L'eau vaut de l'or tu le savais quand elle coulait
De la montagne aux 7 fontaines de ton village
Quand tu contais les temps anciens
Tu lavais juste l'essentiel toilette de chatte
Brassais le linge à la fontaine ou au lavoir
Si ce n'est toi c'est donc ta sœur quelqu'une
De ta famille qui levait la patte en fin d'semaine
Montrait le blanc de ses jupons
Entre deux guerres entre deux fronts
La guerre des boutons ce n'était pas du cinéma
En ce temps là l'on disait aux petites filles
Quand on ne voulait pas d'elles ni
Qu'elles changent d'amant 4 fois par mois
Des maladies tu choperas
Le démon t'abriteras
Dans la douleur t'enfanteras
Et patati et patata
Dans ta cuisine tu resteras
Avec tes sœurs et vos petits ça va de soi.
Na.








Si tu es bien sage comme on te dit
Tu iras au paradis
Mais c'est quoi le paradis ?
Sois sage en attendant
Le prince charmant
Mais gare au grand méchant
Loup ne parle pas aux inconnus
Quand tu traverses la forêt et patati et patata
« C'est quoi une forêt ?
- M'dame, c'est quoi la bobinette cherra ?
- C'est quoi le paradis ? »
Nous y voilà ! Je ne suis vraiment pas couchée
Jamais pensé à demander
Ça sert à quoi tout ça
Tout ces mots perdus
Comme arbre dans la ville
Traces du temps où la Grand
Parlait aux enfants en écossant
Filant, tricotant un cerveau cousu main
Sur mesure.







Les vieux de la vieille n'en sont plus
Sont tous greffés à leurs écrans en attendant
La fin du film du match des jeux ou de la vie
Plus de forêts où cheminer
De poésies à égrener
De verbe choir à conjuguer
Et c'est pour ça que j'pense à eux
À vos petits à mes enfantsQui n'en sont plus même si pour moi c'est
Game over school out
C'est bien pour ça qu'le 4 du mois 7
D'cette année là t'es invité
Ça tombe bien l'école
Aura fermé la porte
Et même si bémol ou pas
Je ne te connais pas encore
Une petite voix futée me dit que tu viendras.
Avec en guise de sésame
Un p'tit morceau d'ce no paiera
Celui que bientôt tu recevras dans ta bonne vielle boitolettres
Tu sais ce truc toujours plein de pub
Fais gaffe mes invits sont grimées en p'tits papier sans importance
Ceux qui connaissent vont se marrer
Voilà 7 ans que je n'en faisais plus.







J'étais perdue entre l'hi-er et le jour d'hui
L'un noir et l'autre blanc se ressemblant
Comme deux gouttes d'eau.
Dans l'autre main un canon de rouge ça va de soi
Le champagne la bière le cidre les jus
J'connais un type nommé Biberon qui fait des bulles ça n'sinvente pas
S'ra peut-être pas aussi bon qu'du Taittinger rien à cirer
Et même l'eau car j'aime l'eau nul n'est parfait
C'est pour moi.
Et pis bien sûr un apéro à grignoter les canapés c'est pas mon truc
Ou un fromage à nous conter à nous chanter
Y'a que chez moi qu'on sait les faire
Ils le savent bien les têtes des bois d'sapins
Pas d'trucs qui puent trop les frigos seront blindés
D'une farandole de desserts
Bien sûr je pense aux Alsaciens
Contraints souvent d'bouffer dehors
Quoi j'ai encore dit une connerie historique ?
Avoir une cave pour le fromage
Et des glacières toutes blindées
Pourtant c'est bon un p'tit munster
Blanc, ça va de soi.









Pour les cadeaux joker,
Débrouillez vous j'aime pas les choses qui traînent partout
J'aime pas les ramasse-poussière.
Lui si.
Il garde tout et j'sais jamais
C'qu'on peut jeter c'qu'on doit garder et c'est l'bordel.
Y'en a partout au s'cours.
J'veux 18 pièces supplémentaires
Pour tout loger pour tout caser !
J'veux des sapins pour respirer
Des champignons à ramasserJ'veux me barrer y'a l'univers
Qui rétrécit !
Tout ces vinyles qu'ont baigné
Et ma jeunesse et ma genèse
Et pour certains qu'ont pris un bain
De boue, ça va de soi.







Souvenez vous qu'aimer un type
Qu'aime la musique
C'est pas toujours du cinéma
Alors le jour ou j'ai gueulé
En plein village « tu me fais chier
Tes putains d'disques n'oublie jamais
Que c'est jamais
Que du plastique
Et du carton »
C'était pas moi c'était pas moi c'était plus moi c'était l'effroi.
J'aurais pu le tuer avec des mots
Il m'a regardé tout hébété.
Il a laissé passer le temps.
Le lendemain a pris un disque
Avec ma chanson préférée.
Il l'a posé c’était je crois
Les Dupont Volants...
La petite voix s'est réveillée
Je lavais perdue dans toute cette boue.
Elle m'a dit c'est pas du plastique c'est du vinyle
Et ça ma vieille dans 100 ans et même plus
Ça tournera.







Il s'est tourné vers moi m'a dit c'est pas du plastique
C'est de la musique
C'est ma musique c'est La musique
Non, c'est le son
Et c'est au son d'la mine de plomb
Mine de rien mine de crayon que je lui
Destine un opéra une chanson à inventer à fredonner
Toute l'histoire de sa musique
Toute notre histoire dans la musique.
C'est pas du plastique ni du pipeau
Ce qu'on fêtera cette année là, la 4 du mois 7
Cette année là comme la chantait
Un certain Claude bien François
Tout en paillettes
En pipelettes qui se trémoussent
La cuisse nue l'elle qui bat la cadence de cette année là
C'était je crois en mille neuf cent soixante trois
N'était pas encore né
Celui qui est là, tout près de moi
Qui donne le la qui monte le son
Qui s'applique à l'électrique
À l'acoustique et même en clics
Qui décortique toute la musique
Celle qu'il aime autant
Que moi je l'aime
Et c'est pour ça que j'l'aime tant







Que je l'aime tant
Même si de temps en temps c'est sûr
Même si de temps en temps c'est dur
D'aimer un type qui vous pique le canapé si bien rangé
Qui vous ruine les coussins si
Bien tapés les t-shirt si bien pliés
D'aimer un type qui badine pas
Avec le temps avec l'amour
D'aimer un type qui épluche les strophes mieux que les oignons
Mais qui pour sûr ne m'filera pas de champignons ni même pire
Ni même pire c'est pas peu dire
Aimer un type pas mirifique
Tout en lenteur tout en humeurs
D'ours grognon de grand doudou
Pas fait pour la compétition
C'est tout un art
Qu'on n'apprend pas
Ou bien trop tard
Vous les filles, vous les gars
Ne vous mariez pas ou mariez-vous
Et même pire faites des gosses
Fêtes de gosses riraient
Nos cousins québécois sur le sofa.
7 ans déjà qu'on s'est dit oui c'était non loin
Du Gouffre çà ne s'invente pas un nom comme ça
Pour un patelin ça tombait bien le Gouffre
Pour célébrer les noces du vieux garçon
Et de sa douce déjà vintage
Perdue pour la procréation
Des p'tits à nous monsieur le Maire
Bien à nous on n'en a pas ni n'en aurons
J'en voudrais pas même si c'était possible









A pris les miens dans son grand cœur
De musicien
De grand bonhomme
Qui m'aime pour moi
Moi la petite cylindrée
Toute cabossée
Yaka. Bosser
Pour oublier
Ou bien aller
À l'opéra
Attendre
A pris le temps
Jour après jour
De tout entendre de tout comprendre
D'savoir attendre
Que la petite voix
Qui love the death et quiUn jour ou l'autre nous tire
Un coup dans le dos
Ou même pire
A su attendre
Qu'elle trouve le son
Qu'elle monte le long
De la colonne








Un demi siècle de musique
Plaque tes doigts sur la guitare tandis que
Chante la belle voix
D' O r @ nge Amer
Enfants de la pop enfants du rock
De la prog et même du ska
Seront bien là
En ce quatre
Du mois 7 de
Cette année là
Tu y seras et lui aussi
Avec Lucie Lucy Lucy...
Or @ nge Amer cette année là on baptisa
Ces quatre là lalalala
Qui tous les 7 jours et des fois
Même moins que ça
Montent le son donnent de la voix
Pourvu que le batteur nous lâche pas.
Or @ nge Amer quelle drôle d'idée
D'avoir piqué l'e d'la couleur
On en fait quoi de l'orange
Sans sucre sans jus ?
Déconfiture au sein du groupe
Lui si le batteur n'est pas là
Il n'aime pas ça








Des confitures pendant c'temps là
J'en ai fait plein même si
Bémol ou pas ça dégouline
Ça se débine de la tartine
C'est pas pour le sucre monsieur l'a(r)gent
Je vous le jure qu'il aime ça
L'orange amère
O.r.a.n.g.e.a.m.e.r.
Or @ nge amer cette année là le 4 du mois pour être exact
Du mois 7 d'cette année là pour nous jouera
Quelques fredaines quelques rengaines
Quelques reprises pourquoi pas
Pourvu, pourvu , pourvu...
Or @ nge amer quel drôle de nom
Pour trois garçons et une fille
Qui de la basse de la guitare ou de la voix
Et même vous allez dire ça se peut pas
De la grosse caisse et des cymbales
Nous trimbalent de rocks en scènes
Rurales mais bahMême les 4 Fab ont fait des bornes
Outre Atlantique
Cette fois c'est pas une connerie
Géographique









La petite voix me fait pleurer
Heureusement il y a longtemps qu'y a plus d'papier sur mon cahier
Le sel des larmes sur l'aquarelle
Ça pardonne passionnément
Voilà pourquoi le 4 du mois 7 d'cette année là
Là ou pas là et même las nous
chanterons nous écrirons
Un petit bout de la légende
De Long John
Silver, ça va de soi !
Dans l'enveloppe si vous voulez
Glissez plutôt un p'tit billet
Un truc est sûr le boira pas
L'en profitera ça j'en suis sûre
Pour remplacer tous ces Dylan et tant
D'autres qui ont pris la flotte
Voilà pourquoi c'est moi qui paie
Voilà pourquoi c'est moi qui rince
Voilà pourquoi c'est moi qu'écris
Voilà pourquoi j'aimerais bien
Que vous tous qui l'aimez bien parfois même mieux que moi
Le 4 du mois 7 d'cette année là
Vous lui chantiez vous lui disiez un petit bout d'son
No paiera










Pas de panique
Quelques chansons et pour le son il y a Fred et Olivier
Comme je l'ai dit
Pour les desserts il y a Julie il y a Christine
Pour l'intendance y'a ma copine
Qui a bien failli ce fameux jour
M'filer une tarte et c'est pour ça qu'cest mon amie
Et pour le reste pas de panique
À l'opéra c'est toujours la magie qui opère
Entre deux notes le silence
Elle opérera c'est sûr
Même les muets peuvent chanter
Un no paiera
Quand l'coeur y est pas de problème
Qu'on kiffe pour Keith Claude ou Jonnhy
La belle affaire puisqu'on aime
Chanter danser brailler les sons d'ces années là.
Celles qui ont vu sortir du bois
Des filles des gars comme Sheila
Stone et Charden
Ou bien la blonde que son papa
Pousse sur les planches toute en couettes
Et en soquettes et qui, poupée de cirePoupée de sons chant'ra
Pour lui le 4 du mois 7 de cette année là.
Tu y seras Alice aussi
Alors que gosses et gommes
Seront at home
Pour deux longs mois.









Toi tu seras bien là
Fêtons celui pour qui
J'ai débouché mon encrier.
Mon encrier masque de plume
Oiseau de feu qui chaque fois
Renaît.
De craies en feutres de toutes les couleurs
Je l'ai ouvert hier au son d'un certain Alice. C.
Alice.
Au pays des merveilles je bois non pas l'eau de feu chère aux "américains qui sont toujours les plus
forts"
Mais l'eau de source
Claire de l'amour
Et l'amitié
Où nous saurons baigner nos petits.
Père ne sera pas
Là le 4 juillet d'cette année là et c'est dommage
Pour fêter l'âme du musicien qui brille
en moi qui danse et luit.
C'est lui le magicien.












Happy birthday
Cette année là c'était aussi le 4 du septième mois quand
Grand-père soleil est au plus haut
Grand-père soleil est au plus chaud.
Et tant pis si, bémol ou pas, je chante encore si près du sol.
Je chante sans faim
Pour moi
Sur ce fa#
Enfin pour moi si près du sol
Ai trouvé le ton et sens le son qui monte qui monte
Le long de ma colonne
Trouve sa voix et t'ouvre ma voie.
Je s'rai chanteuse d'opéra, d'opéra rock rat d'opéra.
« Mais tu veux quoi ma petite fille ?
Lever la patte à l'opéra ?
Danser à poil pour des gagas ?
Tu sais très bien où ça te mènera : rien que l'opprobre du ruisseau c'est ce qui t'attend si t'attends pas
ton prince charmant !
- Charmant, charmant, vous me faites rire !
Et j'en fais quoi du prince dans tout ça ?












Moi j'aime les fleurs et leurs couleurs, les herbes folles et leurs odeurs et même j'avoue les
champignons qui sur la mousse qu'éclabousse parfois la lune rousse se couchent se touchent. »
Y'a pas de prince avenue du bois
Toutes les radeuses le savent mieux que moi.C'est pas le loup que j'ai rencontré cette fois là, c'est un drôle d'ours
Un peu baba (au rhum, ça va de soi) sous ses cheveux qu'on ne coupe plus depuis qu'un jour un très
beau jour il m'a dit oui.
Ce fut ma foi, la seule fois !
Moi j'lai connu cet homme-là
L'était au Gouffre ça ne s'invente pas
Un nom comme ça pour un pat'lin.
Pour toute richesse
Le bleu de ses yeux
Un ou deux jeans toujours les mêmes
S'en fout de ses frusques et de son odeur
L'aime que le vinyle.
Pour mon bonheur
Depuis ce jour là passe
Sans que jamais ne me lasse
Toute la musique que j'aime et ça me délasse car voilà que depuis peu je sais enfin ce qu'est le son
comment ça sonne quand le cœur y est.










Toute la musique que j'aime, elle vient de là, elle vient du cœur.
Un fils d'Armstrong plus blanc que noir chantait pour nous Français pauvres ou tocards toute la
musique que j'aime et qui comme chacun sait ou ne sait pas et toi, t'en penses quoi ?
Elle vient du fond du cœur du bois du froid
De la terre à la lune
Des étoiles plein les yeux
La bouche le nez le fond
Du trou et même pire où souvent
Trop souvent parfois
Je plonge en quête d'un
Je ne sais que trop quoi qui chante à mon âme
De métèque de juif errant
De pâtre grec
La mélodie de ceux qui croient
Dur comme fer ou ne croient pas.
La belle affaire.
Avec nous tu seras pour cet homme
Qui ton frère
Qui le mien
Ton fils
Mon époux
La belle affaire car ce sera du musicien l'anniversaire
Le 4 du mois 7 de cette année là.










Oui là, celle-là
Celle-ci là qui vient
À grand fracas de commencer.
Celle-ci, celle-là qui vient
A grand fracas de continuer
Année maudite année bénie
Ce sera comme nous qui sommes là
Le chanterons même si las nous sommes
Parfois d'en n'être encore que là.
Ce sera comme nous qui sommes encore là
La chanterons même si las nous sommes
Encore d'en être toujours là
Année maudite année bénie
Enfin s'achève
Vienne le rêve
Vienne le temps des gestes lents
Des souvenirs à raconter
Les vieux d'la vieille ont bien failli
Cette fois-ci
Tout faire rater
War is over and we want it
Un point c'est tout
Chante le monde
Au fond de moi
Danse le monde au fond de nous
Viens t-en petit
On va l'écrire
Ton nopéra
Plus que jamais on chantera
Comme chanta
La jeune Fille
Du Val d'Ajoie :
« Il était une fois
Tout au fond d'un bois
Un chemin sans fin
Avec en son chœur
Les fleurs du bonheur . »
















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